Psychothérapie

La psychothérapie est l’activité la mieux connue du psychologue dans le grand public.
Psychologue – psychothérapeute diplômée, mon approche est principalement fondée sur les thérapies cognitivo-comportementales (TCC ou TCCE) et la criminologie-victimologie, mais utilise emprunte également à d’autres approches fondées sur les preuves.

Je suis formée à la prise en charge psychothérapeutique de tous les adultes, y compris dans le cadre d’une obligation de soins judiciaire. Veuillez noter que je ne prends plus de nouveaux patients.

Psychothérapie

Qu’est-ce que c’est ?

Une psychothérapie a pour objectif d’aider un patient à définir et à atteindre un ou plusieurs objectifs de changement thérapeutiques. La psychothérapie dépend donc fortement de l’objectif en question, de la formation du psychothérapeute, et des préférences du patient.

Certains patients arrivent déjà en thérapie avec un objectif très précis en tête, tandis que d’autres commencent la thérapie par la définition de cet objectif avec l’aide du thérapeute. Ces objectifs concernent généralement la diminution d’un phénomène négatif (difficulté, symptôme voire trouble psychologique), ou l’augmentation d’un phénomène positif (meilleure connaissance de soi, changement de vie ou réalisation d’un projet, recherche du bonheur).

Dans quel contexte puis-je avoir besoin d’une psychothérapie ?

Toute personne a le droit d’entreprendre une psychothérapie. Si vous souffrez d’un trouble psychologique (épisode dépressif, trouble anxieux, etc.), une psychothérapie auprès d’une personne diplômée est bien souvent la meilleure manière de faire diminuer voire disparaître ces difficultés, mais ce n’est pas moins pertinent si vous ne souffrez pas de psychopathologie. Votre motivation au changement est le seul véritable critère pour être accessible à une psychothérapie.

Beaucoup de personnes apprécient d’avoir un espace de parole après avoir traversé des événements difficiles (séparation, deuil, violences, …), quand bien même elles ne développeraient pas de trouble à la suite de ces événements. La psychothérapie a d’ailleurs une valeur de prévention, afin de vous aider à avancer sur certaines difficultés avant qu’elles ne deviennent chroniques ou trop sévères.

Approche clinique

TCC & approches complémentaires

Mon approche psychothérapeutique est principalement fondée sur les thérapies cognitivo-comportementales et émotionnelles (TCC ou TCCE), de par ma formation en Master. Pour les situations en lien avec des infractions commises ou subies, j’utilise également des éléments issus de la criminologie et de la victimologie (ex. : modèle RBR pour les personnes condamnées par la justice, prise en charge du psychotraumatisme, compétences parentales, …). Quand vous débutez une TCC après des contacts avec la justice pénale, on peut parler de TCC forensiques.

Bien qu’il ne s’agisse pas de ma formation principale, j’emprunte de façon plus intégrative des concepts ou des outils à d’autres approches cliniques selon vos besoins, tant qu’il s’agit d’approches fondées sur les preuves (psychologie scientifique) : thérapie ACT, thérapie dialectique comportementale (TCD), thérapie systémique

Focus sur les Thérapies Cognitivo-Comportementales

Que sont les TCC ?

Les thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles reposent sur trois pôles d’intérêt qui leur donnent leur nom, développés par vagues successives :

Nos comportements, d’abord étudiés par les psychologues comportementalistes tels que les experts du conditionnement (Pavlov, Skinner, Watson, …).
Nos pensées, ou cognitions, étudiées par la psychologie cognitive (Beck, Loftus, …).
Nos émotions, axe évident pour parler de santé mentale mais étudié le plus récemment (Sander, Scherer, Douilliez, …).

Ces trois pôles du fonctionnement psychologique humain fonctionnent en interaction avec notre environnement.

Lorsque ces interactions se passent bien, on considère le fonctionnement de l’individu comme « normal » ou « sain ». Quand une partie de ce système fonctionne moins bien, c’est généralement temporaire, et l’individu arrive à revenir à son quotidien habituel par ses propres moyens. Parfois, ce dysfonctionnement s’installent de façon chronique, certaines interactions se transformant en cercle vicieux. Ce nouveau système de fonctionnement peut alors maintenir voire aggraver les difficultés (souffrance psychologique ou gêne dans le fonctionnement quotidien). On parle alors de psychopathologie. Quand la situation correspond à certains critères diagnostiques, on peut poser un ou plusieurs diagnostics de troubles psychologiques (ex. : un épisode dépressif, de l’anxiété sociale, une phobie, un trouble du stress post-traumatique, un trouble bipolaire, un trouble de la personnalité borderline, une addiction, de l’anorexie mentale, …).

Les TCC sont donc intéressantes à deux niveaux :

Au niveau théorique, elles proposent des modèles pour comprendre le fonctionnement psychologique humain, qu’il soit normal ou pathologique. Par exemple, quels sont les biais cognitifs souvent présents chez une personne qui souffre de schizophrénie ? Quels sont les symptômes d’une dépression ? Quels troubles du comportement peuvent apparaître plus facilement en présence d’un trouble du spectre autistique ? Pourquoi oublie-t-on plus facilement des choses avec l’âge ; quels oublis sont normaux, et lesquels peuvent être le signe d’une maladie ?
Au niveau thérapeutique, elles proposent des prises en charge et des outils thérapeutiques, notamment pour remédier aux troubles psychologiques. Par exemple, comment guérit-on d’une dépression ? Est-ce qu’il vaut mieux éviter quelque chose dont on a une phobie ? Quels exercices peuvent nous aider à empêcher une crise d’angoisse ? Quels sont les facteurs de réussite d’une cure de désintoxication ?

Ces deux niveaux tirent leurs connaissances de la recherche scientifique. Les psychologues spécialisés en thérapies cognitivo-comportementales sont donc formés à la fois dans la théorie et la thérapie, le normal et le pathologique, et les trois pôles penséesémotionscomportements.

Principes des TCC

Les TCC doivent respecter plusieurs grands principes : répondre à la demande du patient, respecter son autonomie, se baser sur des études scientifiques, se moduler et s’adapter à chaque patient et à son évolution dans le temps. Cette rigueur, cette polyvalence et cette relation horizontale avec le patient en font l’approche de première intention pour de nombreux troubles psychologiques (de plus en plus concurrencée par la thérapie comportementale dialectique, issue des TCC, sur certains troubles !). Elles sont compatibles avec le respect du Code de déontologie des psychologues.

Plusieurs caractéristiques pour reconnaître une TCC (adaptées et traduites de Tafrate & Mitchell, 2014) :

Active : Le patient est impliqué dans l’initiative, la structuration, et le déroulement de sa thérapie. Il ne se contente pas de suivre ce qui se passe : c’est sa demande qui fonde l’intervention du psychologue, mais il peut également être actif entre les séances. Des outils ou des exercices, parfois appelés tâches patient, peuvent parfois vous être proposés.

Culturellement appropriée : La TCC tient compte des expériences sociales et culturelles du patient, de son milieu et de sa culture. Certains états psychologiques sont par exemple considérés comme pathologiques dans certaines cultures mais pas dans d’autres.

Soutien empirique : Les interventions proposées bénéficient toujours d’une vérification scientifique de leur efficacité par des études scientifiques et des mises à jour régulières.

Motivationnelle : La psychothérapie doit tenir compte de votre niveau de motivation au changement, l’encourager, et le réévaluer régulièrement. Votre motivation est souvent liée à la précision de vos objectifs thérapeutiques, et de la mesure dans laquelle vous vous sentez prêt·e pour le changement.

Dirigée : Le psychothérapeute doit être capable de chorégraphier les sessions de thérapie, afin que vous ne vous sentiez pas livré·e à vous-même et que le travail thérapeutique dans son ensemble ait une logique et une cohérence.

Ici et maintenant : La thérapie se concentre sur le temps présent, pour aider le patient à changer son fonctionnement actuel. Un regard vers le passé pour déterminer ce qui a causé les problèmes peut être pertinent (ex. : traumatisme), mais déterminer l’origine du trouble n’est pas indispensable pour que la thérapie fonctionne, n’est pas toujours possible, et n’est jamais l’objectif principal d’une TCC.

Collaborative : Le thérapeute doit pouvoir estimer quelle proportion du travail le patient peut fournir, et compenser le reste. La thérapie fonctionne rarement en 50/50 tout du long. De plus, les objectifs sont définis et co-construits ensemble à partir des souhaits du patient, qui oriente la thérapie en fonction des directions proposées par le thérapeute.

Adaptée au niveau cognitif : La thérapie doit progresser d’une manière que le patient peut comprendre, et être adaptée à ses capacités (ex. : déficience intellectuelle, analphabétisme, ralentissement cognitif provoqué par une dépression ou une maladie, handicap, …).

Centrée sur le problème : La thérapie est centrée sur les problèmes plutôt que sur les plaintes, que ce soit celles du patient (« Je ne me fais pas respecter ») ou celles des autres (« Il faut qu’il arrête ça »). Les plaintes sont transformées en une liste de problèmes qui font consensus entre le patient et le psychologue, et qui peuvent être travaillés et résolus.

Orientée vers les solutions : La thérapie ne vise pas uniquement la conscience et la compréhension du trouble (insight), mais également le changement, en apportant des solutions aux problèmes identifiés.

Par séances individuelles : Chaque entretien de la thérapie est vu comme une entité séparée : les séances ont évidemment une continuité, mais chacune d’entre elle a son propre programme, avec un début, un milieu et une fin. Chaque séance atteint sa propre conclusion.

Intégrative : La thérapie inclut et intègre différentes dimensions : cognitive, comportementale, affective, systémique, biologique, motivationnelle, sociale, … Elle peut également emprunter à d’autres approches ou solliciter d’autres professionnels pour compléter le travail sur certaines de ces dimensions. Par exemple, si vous vivez avec un TDA-H ou un TSA, il sera souvent pertinent que vous soyez également suivi·e par un neuropsychologue.

Dynamique : Votre fonctionnement psychologique évolue dans le temps, en interaction avec votre environnement et vos expériences de vie, ce dont la thérapie doit également tenir compte. Par exemple, si vous avez des schémas cognitifs dysfonctionnels, ils doivent être identifiés, expliqués et modifiés afin que la prise en charge soit complète. Le déroulement de la psychothérapie s’adapte à votre évolution et à celle de votre situation.
Contrairement à une idée reçue sur les TCC, elles ne visent donc pas que la diminution des symptômes, mais travaille aussi sur les mécanismes qui peuvent être responsables de leur apparition, leur maintien ou leur aggravation.

Limitée dans le temps : Le nombre de séances n’est pas forcément fixé à l’avance, mais le thérapeute planifie comment les séances seront allouées et utilisées, du début à la fin de la thérapie. Après l’évaluation initiale de votre situation, un programme thérapeutique vous est proposé, après lequel le suivi devrait être fini. Ce programme est bien sûr réévalué régulièrement, en raison du caractère dynamique des choses.

Psychoéducative ou psychopédagogique : La thérapie permet l’acquisition et la maîtrise de compétences par le patient, conçues pour améliorer son adaptation, son bien-être, son fonctionnement, en toute autonomie. Le patient peut ainsi comprendre son propre fonctionnement et ses évolutions dans le temps. Il comprend également les outils et exercices thérapeutiques, leur intérêt et leur utilisation, pour pouvoir continuer de s’en servir de manière autonome après les avoir vus avec son psychologue. Cette caractéristique est ce qu’on appelle la psychoéducation ou psychopédagogie.

Déroulement

Conceptualisation de votre situation

Les premiers entretiens de psychothérapie (ou l’évaluation psychologique, si vous commencez par faire un bilan ou une expertise avant la thérapie) sont consacrés à la compréhension de votre situation.
Celle-ci comprend une anamnèse : le patient amène son problème, explique sa situation. Elle reprend généralement votre situation de vie, un aperçu de votre histoire de vie si c’est pertinent, la description de l’apparition et l’installation des difficultés, une description détaillées des difficultés ou symptômes actuels, et votre demande.

Lors de ces premiers entretiens, c’est surtout le patient qui parle. Le psychologue va régulièrement reformuler ses propos pour vérifier qu’il a bien compris, proposer des hypothèses pour voir si le patient est d’accord, et poser des questions complémentaires. Le patient et le psychologue apprennent à se connaître, ce qui crée une alliance thérapeutique. Souvent, mettre soi-même des mots sur les choses, être écouté·e dans un contexte sécurisé et bienveillant, et reformuler la situation ensemble, permet déjà d’avancer.

Des questionnaires, échelles ou des tests peuvent vous être proposés pour compléter votre discours, l’objectiver ou le quantifier. Une fois tous les éléments recueillis, le psychologue dit au patient ce qu’il a compris de sa situation (ex. : si elle correspond à un diagnostic), lui explique ce qu’il sait de son problème (ex. : le modèle TCC de son diagnostic), et personnalise ses propositions à son cas individuel. Il peut réorienter la personne vers un autre professionnel proposé s’il n’est pas spécialisé pour prendre en charge les difficultés identifiées.

N.B. : Les médecins ont la responsabilité juridique et administrative de la pose d’un diagnostic, mais lorsqu’il s’agit du diagnostic d’un trouble psychologique, ils se basent en réalité souvent sur les psychologues pour le poser. Les psychologues ont les compétences techniques pour remplir cette mission concernant la plupart des pathologies, du fait de leur formation universitaire, et ont de toute façon besoin de cette étape pour débuter la psychothérapie. Pour certaines pathologies ou pour leur reconnaissance par une administration, il n’est cependant pas rare qu’il vous soit demandé de faire valider le diagnostic par un médecin, afin de s’assurer qu’un diagnostic différentiel a été fait avec les hypothèses somatiques qui pourraient expliquer vos difficultés.

Objectifs psychothérapeutiques

En étudiant ensemble la demande du patient, ses attentes, et toutes les informations fournies pendant la conceptualisation du cas, le psychologue et le patient fixent des objectifs de changement pour la thérapie.

Les objectifs choisis doivent être atteignables, concrets, et mesurables. L’évaluation de leur réussite et les moyens pour les atteindre sont définis à l’avance. Si l’objectif semble assez lointain, il est possible de décider de plusieurs objectifs intermédiaires, pour échelonner la progression du patient.

En cas de changement dans la situation ou les besoins du patient, les objectifs pourront être modifiés. Ils ne constituent pas un engagement : le patient n’est jamais obligé de continuer la thérapie s’il ne le souhaite plus. La motivation au changement est d’ailleurs quelque chose qui évolue naturellement dans le temps, et elle est importante à surveiller tout au long du suivi.

Psychothérapie

La psychothérapie en elle-même vise à atteindre les objectifs fixés, à l’aide d’outils qui permettent de travailler les cognitions (pensées), les comportements, les émotions, et d’agir sur l’environnement. Ces outils sont très nombreux et dépendent du type de difficultés rencontrées : le coeur de la psychothérapie est donc le plus difficile à décrire sur cette page !

Sa durée peut varier en fonction du problème initial, de son intensité, et de l’évolution de la situation. Tout le monde est différent sur ce point… Le nombre de séances dont le patient pourrait avoir besoin sera globalement estimé à l’avance à l’aide du programme thérapeutique construit pour atteindre les objectifs.

La motivation est réévaluée régulièrement tout au long de la thérapie, tout comme le niveau d’atteinte des objectifs.

Une fois les objectifs thérapeutiques atteints, la situation est réévaluée afin de mesurer les progrès du patient. Le psychologue propose parfois un plan de prévention de la rechute (ex. : lorsqu’il y avait une addiction). Ce plan permet de stabiliser les progrès du patient, ou de lui permettre de réagir de façon autonome face à une nouvelle situation similaire.
Un nouvel objectif thérapeutique est parfois défini, pour travailler sur une problématique secondaire.

Tout au long du suivi, c’est le patient qui choisit la fréquence des entretiens, sur conseil du thérapeute. C’est donc aussi le patient qui choisit à quel moment il se sent prêt pour que son psychologue et lui se disent au revoir ! Souvent, une période de « consolidation » permet de s’assurer, à une moindre fréquence d’entretiens qu’auparavant, que les difficultés sont parties de façon stable, de répondre à des questions complémentaires, ou de faire le point sur des situations plus rares que le patient n’avait pas encore gérées seul. Il est toujours possible de reprendre un rendez-vous après la fin de votre thérapie si vous souhaitez faire le point.

Réservation

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Dernière mise à jour de cette page : 05 / 05 / 2025.